Thierry Burlot élu président du comité de bassin Loire-Bretagne

Le comité de bassin Loire-Bretagne qui s’est réuni lundi 11 décembre 2017 vient d’élire Thierry Burlot, président du comité de bassin Loire-Bretagne pour 3 ans. Trois vice-présidents ont également été élus : Jean-Paul Doron, Philippe Noyau et Bernard Gousset.

Elu face à Joël Pélicot qui présidait le comité de bassin depuis juillet 2014, Thierry Burlot est vice-président en charge de l'environnement à la Région Bretagne, président de la Commission locale de l'eau du Sage Argoat Trégor Goëlo dans les Côtes d'Armor. Thierry Burlot présidait la Commission planification du comité de bassin depuis 2014.

« L’heure est grave » a précisé Thierry Burlot lors de son discours, « la question de l’eau est menacée. Les restrictions budgétaires annoncées par le Gouvernement peuvent condamner la force du comité de bassin et la tentation est grande au niveau national de centraliser la question de l’eau. Alors, nous tous, acteurs de l’eau du bassin Loire-Bretagne, il nous faut agir rassemblés au plus près des territoires pour faire face aux grands enjeux qui nous attendent. Il s’agira plus que jamais d’allier économie – solidarité – changement climatique. Le comité de bassin doit être le lieu qui impulse la politique de bassin. Il nous faut également, aux côtés du comité de bassin, une agence de l'eau qui dispose des moyens financiers nécessaires pour atteindre ses objectifs. Avec les autres présidents des comités de bassin, j’irai à la rencontre des ministres concernés pour défendre le budget des agences, indispensable pour prendre en compte de nouveaux enjeux tels que la biodiversité et le climat».

Par ailleurs, ont été élus :

Les présidents des commissions permanentes :

  • Commission Planification : Eric Taufflieb
  • Commission Finances et programmation : Laurent Gérault
  • Commission Littoral : Pascal Chellet
  • Commission Communication et action internationale : Joël Pélicot
  • Commission Inondations Plan Loire : Stéphanie Anton
  • Commission du milieu naturel aquatique : Jean-Paul Doron

Les présidents des commissions territoriales :

  • Commission Vilaine et côtiers bretons : Georges Lostanlen
  • Commission Allier-Loire amont : Nathalie Rousset
  • Commission Vienne et Creuse : Jean-Louis Ledeux
  • Commission Mayenne-Sarthe-Loir : Georges Plessis
  • Commission Loire aval et côtiers vendéens : Christian Couturier
  • Commission Loire Moyenne : Philippe Boisneau
Thierry Burlot, président du comité de bassin Loire-Bretagne

Vidéo - Thierry Burlot, président du comité de bassin Loire-Bretagne

Le comité de bassin Loire-Bretagne qui s’est réuni lundi 11 décembre 2017 a élu Thierry Burlot, président du comité de bassin Loire-Bretagne pour 3 ans.

décembre 2017

© Agence de l'eau Loire-Bretagne

Joël Pélicot 67, Thierry Burlot 74 et 0 vote blanc. Thierry Burlot est élu.

Interview Thierry Burlot, actuel président du comité de bassin Loire- Bretagne

On a fêté, il y a quelques mois les 50 ans des agences de l'eau et des comités de bassin et ça a été une référence au niveau national, européen et international. C’est-à-dire, cette gestion par bassin hydrographique. L'ambition, c'est de réunir l'ensemble des acteurs de l'eau qu'ils soient économiques, sociaux, environnementaux et bien sûr les collectivités territoriales, autour de la construction d'un projet de reconquête de la qualité des eaux.

Aujourd'hui, mon ambition est simple et claire. C'est de sauver le système des agences, sauver les comités de bassin pour qu'on garde cette gestion partagée et intégrée de l'eau dans nos territoires. Donc l'enjeu est considérable... Aujourd'hui on vit des bouleversements climatiques... J'étais il y a quelques jours à la COP 23 à Bonn. On n'est pas sur une trajectoire à 2 degrés en 2100... Aujourd’hui on est sur une trajectoire à 5 degrés en 2100.

C'est-à-dire que ça pourra avoir des conséquences qu'on n'imagine pas aujourd'hui sur l'eau dans nos territoires et comme je le dis souvent en Bretagne, l'eau est le sujet numéro un d'attractivité. Celui qui a l'eau, aura le développement économique, il aura l'aménagement du territoire, il aura le bien-être des populations, il aura le respect des générations futures. Donc c'est un élément de structuration et d'aménagement du territoire considérable. Donc le droit à l'eau, c'est le droit au développement.

Donc aujourd'hui plus que jamais il nous faut concilier et réconcilier les acteurs économiques et environnementaux autour de ces sujets, et moi mon ambition c'est tout simplement qu'on soit, je dirais dans la conformité qui nous est proposée par la directive cadre européenne au rendez-vous de la directive cadre européenne c'est-à-dire qu'on s'est fixé un objectif de reconquête à 70% des masses d'eau en 2021. Il faut qu'on y soit.

Donc ça va être difficile, il va falloir faire des choix stratégiques et en tout cas moi le message que j'ai voulu passer, c'est qu’on ne fera pas les uns sans les autres et que la question de l'eau ne doit pas opposer. Elle doit au contraire fédérer les acteurs, on doit tous comprendre que l'eau est un élément essentiel à la vie, essentiel au respect, je l'ai dit tout à l'heure des générations futures. Essentielle au respect de notre propre santé, de notre propre alimentation. Donc c'est un sujet majeur et voilà pour cette raison, je suis fier d'être aujourd'hui président et de porter cette dimension. Et moi ce que je souhaite c'est que au moment où on parle de restriction des finances publiques, au moment où encore une fois je l’ai dit, les enjeux sont considérables mais c'est qu'on soit capable de défendre le système des avances des agences. L'eau paye l'eau. L'eau, la biodiversité aujourd'hui autant de sujets qui vont devoir nous réunir dans les prochaines semaines et j'ai aussi la volonté de faire que l'on puisse à travers cet élément naturel travailler les solidarités, solidarité amont-aval, solidarité ville-campagne, solidarité monde rural-littoraux parce que finalement l'eau est un élément que l'on partage en commun, donc respecter l'eau, c'est respecter l'amont, l'aval. C'est respecter ces solidarités. Encore une fois, c'est bien vivre ensemble.

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