Alimentation en eau potable des villages de Sahanivotry (Madagascar)

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Alimentation en eau potable des villages de Sahanivotry (Madagascar)

Voix off : Madagascar presque 26 millions d’habitants, l’un des pays les plus pauvres au monde. Un tiers de la population seulement bénéficie d’un accès à l’eau potable. Loin des grandes agglomérations, sur les hautes terre, dans le district d’Antsirabe. C’est ici, depuis presque 20 ans, que l’association Anjou – Madagascar s’investit pour améliorer le quotidien des malgaches de ces villages isolés. En 2010, dans les villages de Sahanivotry, les habitants n’avaient pas d’eau potable. Ils utilisaient l’eau des rizières, des trous d’eau ou du puit souvent loin des habitations. Résultat : une qualité de l’eau consommée douteuse, des problèmes de santé et d’hygiène. Alors les bénévoles de l’association angevine ont lancé un vaste chantier : alimenter en eau potable les écoles, collèges, lycées, dispensaires et les maisons des 2 500 habitants de ces hameaux.

Henri MERCERON / Président de l’association Anjou - Madagascar
Le gouvernement, l’état et les communes ne peuvent pas donner l’accès à l’eau, nous sommes amenés à privilégier effectivement ce projet d’accès à l’eau.

Jacques LABARRE / Vice-Président de l’association Anjou - Madagascar
Amener de l’eau près des maisons où habitent les gens c’est vraiment un progrès phénoménal parce qu’avec les bornes fontaines, on apporte de l’eau propre. On apprend aux gens les bien-faits d’utiliser de l’eau  pour se laver les mains, pour faire une lessive de façon plus saine aussi.

Voix off : Pour acheminer l’eau des sources en altitude, jusqu’aux habitations, les bénévoles ont imaginé puis construit un réseau : captation à la source, conduites, réservoirs et enfin, 24 bornes fontaines dans les villages. Des plans, à la construction, c’est Gilles, un ancien ingénieur hydraulique, qui a géré les dossiers techniques.

Gilles TARDIVEL / Commission eau de l’association Anjou - Madagascar
Les malgaches détectent les sources, ensuite on fait des ouvrages autour pour capter l’eau. Il y a des canalisations entre 10 et 11 kilomètres et c’est l’eau qui, en descendant, a une grosse énergie et cette énergie-là il va falloir la capturer.

Voix off : Les travaux qui ont duré six mois ont été réalisés par une entreprise malgache. Chaque décision a été prise en concertation avec les habitants, en accord avec la commune et la direction régionale de l’eau. Une association d’usagers collecte et gère les cotisations. Un responsable pour chaque borne fontaine assure la maintenance des équipements.

Jacques LABARRE / Vice-Président de l’association Anjou - Madagascar
Il est absolument indispensable d’impliquer la population dans ces travaux, dans cette démarche, pour assurer la pérennité du système. C’est à dire qu’il ne faut pas que ce soit quelque chose tombé du ciel comme ça. Il faut que ce soit quelque chose qui leur appartienne.

Voix off : Le chantier a coûté 57 600€, financés à presque 50 % par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne. Bilan : un an après la fin des travaux, l’eau potable est accessible pour tous les habitants des villages de Sahanivotry, les conditions d’hygiène sont meilleures. Les maladies infectieuses et la mortalité infantile ont diminué. En 10 ans, dans cette région, les bénévoles d’Anjou – Madagascar ont monté 8 réseaux d’eau potable. Au-delà de ces chantiers, ils participent à des actions de reboisement, planchent sur la construction de lavoirs et de nouveaux points d’eau dans les écoles.

Jacques LABARRE / Vice-Président de l’association Anjou - Madagascar
C’est une des forces de notre association, c’est qu’on va sur le terrain.

Henri MERCERON / Président de l’association Anjou - Madagascar
Ce qu’on fait, nous, ce sont peut-être des gouttes d’eau mais ça apporte un plus dans la vie quotidienne des gens. Il y a beaucoup d’endroits qui attendent notre passage tant au niveau de la rénovation d’écoles que de l’accès à l’eau potable, que dans d’autres domaines de la vie quotidienne.

Voix off : Et l’objectif reste commun pour chaque chantier : protéger les ressources en eau, améliorer les conditions de vie, l’hygiène et donc la santé des habitants de ces villages isolés, sur les hauts plateaux de la grande île ou la préservation de l’eau est un défi majeur pour le développement du pays.