Restauration de l'Issoire au domaine de la Chabotterie à Montréverd (85)

Vidéo - Restauration de l'Issoire au domaine de la Chabotterie à Montréverd (85)

© Agence de l'eau Loire-Bretagne / Une image à part

Restauration de l’Issoire sur l’Espace Naturel Sensible de la Chabotterie à Montréverd

Cécile Barreau / Vice-présidente du conseil départemental de Vendée

"La Chabotterie est un site culturel de notre département avec l’histoire et les guerres de Vendée.C’est un site culturel qui est aussi au milieu d’espaces naturels sensibles et donc nous avons fait le choix justement d’aménager ses cours d’eau d’Issoire au niveau de nos espaces naturels sensibles."

voix off : Sur ce domaine de 47 hectares, un vaste chantier de restauration écologique a été lancé en 2017, avec un objectif : restaurer le lit et les berges de l’Issoire et rétablir les zones de débordement, la flore et la faune aquatique.

Elie LOUIGGI / Technicien des Espaces Naturels Sensibles / Conseil départemental de la Vendée

"Le début du chantier commence à environ 150 mètres un peu plus en aval. Donc on a élargi le lit majeur ici et on a recréé un lit mineur à l’intérieur, pour éviter que l’été il soit à sec, pour avoir une lame d’eau plus haute. On est dans le lit d’avant, exactement, qui avait été très impacté par les remembrements agricoles."

voix off : Dans les années 70, au cœur du bocage vendéen, le remembrement, l’agriculture, le développement urbain ont fortement impacté l’environnement.
À la Chabotterie, le ruisseau sinueux est alors devenu un chenal rectiligne d’un kilomètre 200, bordé d’habitations.

Frédéric PORTIER / Chef de service en Vendée / Agence française pour la biodiversité

"Le besoin effectivement, c’était l’aménagement du territoire notamment par rapport au remembrement, pour pouvoir mettre en culture de plus grandes surfaces pour évacuer l’eau plus rapidement. D’où ce type de travaux qui se sont standardisés sur la majorité des bassins versants dans un milieu de plaine."

voix off : Du chenal rectiligne, il ne reste aujourd’hui que ce court tronçon, près des habitations.
Ailleurs dans la domaine, le chantier a permis à l’Issoire de retrouver son tracé historique, de nouveaux méandres et des zones naturelles d’expansion des crues.

Elie LOUIGGI / Technicien des Espaces Naturels Sensibles / Conseil départemental de la Vendée

"Voici ici l’ancien lit de la rivière donc très rectiligne et ici le nouveau lit. Le ruisseau ressemble à ce qu’il y avait à l’époque Napoléonienne avec ses méandres, ses banquettes, sa végétation sur les côtés de la banquette."

Mikaël LE BIHAN / Technicien de l’environnement, Direction Bretagne Pays de la Loire, Agence française pour la biodiversité
"Donc en crue, on voit que le cours d’eau a une capacité à déborder dans son lit majeur donc ça c’est intéressant parce que ça permet de limiter les inondations en aval où il y a des enjeux notamment pour la sécurité des biens et des personnes."

voix off : Pour reconstituer les habitats connexes au ruisseau, deux mares ont été restaurées. Bénéfices environnementaux, recommandations techniques : les experts de l’agence française pour la biodiversité ont accompagné ce projet.

Mikaël LE BIHAN / Technicien de l’environnement, Direction Bretagne Pays de la Loire, Agence française pour la biodiversité

"On a du saule, on a du jonc, on a des massettes donc en fait, quelques années après restauration, la ripisylve se refait. Cette ripisylve va avoir une fonction très importante pour la stabilité des berges, pour la rétention des polluants et, dans le cadre du changement climatique, de par l’ombrage produit, elle va limiter la température de l’eau."

voix off : La renaturation de l’Issoire, études comprises a duré 2 ans, les travaux sur la rivière 4 mois. Coût total de l’opération :180 000 euros, dont 106 000 euros financés par l’agence de l’eau Loire-Bretagne.

Elie LOUIGGI / Technicien des Espaces Naturels Sensibles / Conseil départemental de la Vendée

"Alors ici on est dans l’emprise de l’ancien étang qui était supprimé pour restaurer la continuité écologique."

voix off : Sur ce site désormais accessible au public, l’étoile d’eau, une plante qui avait disparue depuis 30 ans et les loutres sont de retour.

Elie LOUIGGI / Technicien des Espaces Naturels Sensibles / Conseil départemental de la Vendée

"On a valorisé cette action par la création d’un ponton qui permet, du coup, d’observer les poisons, les plantes pour donner, du coup, de l’accès à cet aménagement et cette restauration et cette vitrine écologique."

Cécile Barreau / Vice-présidente du conseil départemental de Vendée

"Donc on veut vraiment travailler sur l’environnement global. Il ne faut pas le mettre non plus sous cloche, il faut vraiment le faire découvrir pour qu’on puisse le protéger au maximum que tout le monde se rende compte de la richesse que nous pouvons avoir sur le département au niveau de l’environnement. Mais nous poursuivons cet objectif d’avoir une qualité de l’eau plus importante en Vendée."

voix off : Dans un département qui compte seulement 2 % de cours d’eau en bon état. Le conseil départemental, a acquis 2 750 hectares, une centaine d’espaces naturels remarquables pour améliorer la qualité de l’eau, préserver et valoriser l’environnement.