Un partenariat pour préserver les zones humides littorales

Le 11 octobre 2022, l’agence de l’eau Loire-Bretagne et le conservatoire du littoral ont renouvelé leur convention de partenariat pour la période 2022-2024.

L’agence de l’eau et le conservatoire du littoral partagent de nombreux intérêts pour la préservation et la restauration des espaces naturels et notamment des zones humides, sur leurs territoires respectifs. Deux conventions de partenariat ont déjà été signées sur les périodes depuis 2013, cette nouvelle convention lie les deux établissements jusqu’en 2025.

Une ambition conjointe pour préserver les milieux aquatiques

Cette nouvelle convention de partenariat entre l’agence de l’eau et le conservatoire du littoral traduit la volonté conjointe de :

  • réaliser les objectifs du Sdage 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne (en particulier son chapitre 8 relatif à la préservation des zones humides et de la biodiversité ainsi que son chapitre 10 relatif à la préservation du littoral, notamment sur les bassins algues vertes)
  • assurer la préservation et l’amélioration de la ressource en eau et des milieux aquatiques telles que prévues notamment par les dispositions des directives européennes et du code de l’environnement
  • mettre en œuvre une politique ambitieuse d’acquisition, de préservation, de restauration et de bonne gestion des zones humides et de la biodiversité dans les marais rétro-littoraux et les bassins versants algues vertes
  • encore mieux coordonner les actions de l’agence de l’eau et celles du conservatoire du littoral pour développer et promouvoir les opérations à mener pour atteindre les objectifs d’amélioration de la qualité des eaux.

Acquérir les zones humides littorales pour les préserver

Dans sa mission de protection et de restauration des écosystèmes et des paysages littoraux, le conservatoire du littoral, identifie avec ses partenaires locaux, des sites naturels menacés où une intervention de l’établissement est opportune. Il s’agit notamment de vastes secteurs de zones humides, dans les secteurs côtiers littoraux et rétro littoraux qui, par exemple, sont menacés par l’artificialisation, souffrent d’absence de gestion ou de disparition d’activités économiques qui contribuaient à leur préservation.

Cette intervention du conservatoire se réalise en deux temps : une première phase d’acquisition foncière de terrains naturels, qui par là même deviennent publics et inaliénables, à laquelle succède la mission de propriétaire qui vise à gérer les terrains ainsi acquis, les ouvrir au public et restaurer les écosystèmes le cas échéant.

Cette nouvelle convention permettra :

  • d’acquérir, de préserver et de protéger des milieux humides
  • de les restaurer ou de les réhabiliter durablement par la remise en herbe des parcelles cultivées en zones humides, la reconquête d’espaces artificialisés et bâtis, la mise en valeur de ces espaces naturels
  • de définir un mode de gestion qui concoure à améliorer ou à préserver la ressource en eau (en qualité comme en quantité), les paysages et la biodiversité (richesse faunistique et floristique) et de préciser les indicateurs de suivi
  • de gérer les zones acquises (gestion des prairies, réouverture des milieux…).

La convention permettra notamment de faciliter la mise en œuvre de ces outils sur deux territoires aux enjeux majeurs, l’estuaire de la Loire et les huit baies à algues vertes de Bretagne.

Ces outils sont développés en lien avec les programmes d’actions menés dans le cadre des contrats territoriaux, signés entre les collectivités porteuses d’une stratégie en faveur de la restauration de la qualité des eaux, des maîtres d’ouvrages et l’agence de l’eau.

Sensibiliser, communiquer et améliorer la connaissance de ces milieux

Sont aussi au cœur de cette convention :

  • l’information et la communication auprès du public
  • l’éducation et la formation à la gestion et à la protection des espaces littoraux
  • l’amélioration de la connaissance et le suivi des milieux littoraux et zones humides

Une signature sur un site symbolique à Locoal-Mendon

Lors de la signature, la directrice du conservatoire du littoral, Agnès Vince souligne que :

« L’enjeu de ce partenariat est la préservation des fonctionnalités des zones humides au bénéfice de la qualité de l’eau, de la préservation de la ressource et de la biodiversité »

Le directeur général de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, Martin Gutton, a rappelé quant à lui que :

« La question urgente du dérèglement climatique nous oblige tous à poursuivre activement les efforts d’adaptation au bénéfice d’une plus grande résilience des milieux humides, sur le littoral comme ailleurs sur l’ensemble des bassins versants. Je remercie le conservatoire du littoral pour la dynamique d’acquisition foncière engagée avec l’appui de l’agence de l’eau, sur les huit baies algues vertes de Bretagne au bénéfice d’une renaturation des fonds de vallée, participant à l’objectif de réduction des flux d’azote dans ces différents bassins versants ».

Le conservatoire du littoral a acquis en 2015 avec l’aide de l’agence de l’eau, le site de l’étang de Saint-Jean à Locaol-Mendon (Morbihan). Cette vaste zone humide de 82 hectares héberge un patrimoine riche et préservé. Le conservatoire en a confié la gestion au syndicat mixte de la Ria d’Etel (SMRE).

Visite de l’étang de St Jean sur la Ria d’Etel

Visite de l’étang de St Jean sur la Ria d’Etel

octobre 2022

© Agence de l'eau Loire-Bretagne

Partager cette page sur :