Les 4 recommandations du conseil scientifique
Pour traduire concrètement les grands principes de la stratégie climat dans la gestion de l’eau à l’échelle du bassin Loire-Bretagne, il est essentiel de définir des orientations techniques. Ces orientations doivent aussi servir de socle aux réflexions collectives et guider les actions des acteurs du territoire. Le conseil scientifique identifie 4 grandes typologies d’action pour favoriser l’atténuation et l’adaptation au dérèglement climatique.
Le bassin Loire-Bretagne se caractérise par des paysages remarquables, façonnés par des spécificités hydrologiques et une biodiversité exceptionnelle. Ces hydrosystèmes ont co-évolué avec les activités humaines au cours des derniers millénaires. Ces « socio-hydrosystèmes » ont tantôt favorisé, tantôt limité le développement des usages humains.
Cependant, les pressions exercées par les activités humaines, passées et présentes, ont parfois altéré les capacités naturelles de stockage et les mécanismes naturels de redistribution de l’eau des bassins versants.
Parallèlement, le changement climatique bouleverse les cycles naturels et modifie la fréquence et l’intensité des sécheresses, des inondations, des submersions marines. Il affecte d’ores et déjà la disponibilité en eau pour les socio-hydrosystèmes du bassin Loire-Bretagne.
Ces aléas s’amplifient et se combinent entre eux. Ils se combinent également aux impacts des activités anthropiques, ce qui fragilise les hydrosystèmes et la biodiversité. De nouveaux risques apparaissent pour les populations, pouvant remettre en cause les activités humaines.
Les 4 typologies d’action
Seule la combinaison de plusieurs approches permettra de relever le défi de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique :
- La diversité des paysages est essentielle à la résilience des hydrosystèmes en lien avec l’ensemble de leurs bassins versants.
- Les sols, qui interagissent directement avec l’hydrosphère ont une fonction de régulation quantitative et qualitative de l’eau qui les traverse.
- Les activités humaines reposent sur la disponibilité de l’eau en quantité adéquate et en qualité acceptable pour l’usage prévu, leur empreinte sur le fonctionnement des écosystèmes doit être maîtrisée.
- La santé et la résilience des territoires au dérèglement climatique nécessitent une solidarité renforcée entre les acteurs des territoires.
PNACC : Le 3e plan national d’adaptation au changement climatique, publié le 10 mars 2025, prévoit un ensemble d’actions concrètes à mettre en œuvre d'ici 2030 pour adapter notre territoire, Hexagone et Outre-mer, aux impacts visibles et attendus du changement climatique d'ici 2100 : canicules, inondations, sécheresses, retrait-gonflement des argiles, érosion côtière, feux de forêt, perte de biodiversité, etc. Il a pour objectif de protéger la population et de construire la résilience de la société française. Il s’agit d’adapter nos modes de vie, notre économie, nos infrastructures et nos décisions politiques en intégrant le climat futur dans l’ensemble de la planification écologique.
