Baie de Quiberon : protéger la conchyliculture grâce à un meilleur traitement de l'eau
Philippe Le Gal, conchyliculteur et président du Comité national de la conchyliculture :
"Depuis que la station a été rénovée et refaite, le point de rejet qui est donc en plein milieu de Quiberon, n'est plus soumis à contamination et donc nous, les professionnels, les conchyliculteurs, nous sommes très contents de cette action.
Ici, on se trouve sur le site de Carnac, à la station d'épuration de cette commune, qui a posé un certain nombre de problématiques à la profession conchylicole depuis quelques années, notamment en 2019, lorsque nous avons eu des contaminations dues à des rejets de la station d'épuration où nous nous trouvons."
Quelle solution a été mise en place ?
"Suite à ces contaminations de 2019, bien sûr, nous avons travaillé et recherché les causes. Nous avons réussi à déterminer que c'était cet endroit, grâce à des études que nous avons pu mener, notamment des schémas avec l'agence de l'eau et la collectivité territoriale.
À partir de là, ils ont trouvé des solutions pour pouvoir disposer de ce qu'on appelle une filière temps de pluie, de manière à ce qu'il n'y ait plus de rejet direct dans le milieu. Et depuis ce jour-là, nous n'avons plus de souci."
Quels sont les résultats observés ?
"Depuis que cette filière temps de pluie a été mise en place, cela fait maintenant presque deux ans, on constate qu'il n'y a plus de direct rejet dans le milieu. Depuis, nous n'avons pas eu de fermeture administrative due à cette station, et tant mieux. Pourvu que ça dure. C'est un très bon exemple.
Cette station a donc été entièrement réhabilitée, pour un montant total de 6,4 millions d'euros, dont 50 % apportés par l'agence de l'eau, soit 3,2 millions. C'est un investissement important, mais indispensable pour l'environnement."
Vidéo produite par les agences de l'eau, série « Dans le bain de l'action ».