Le mot du président

Le comité de bassin a, pour la première fois lors de mon précédent mandat, appréhendé pleinement les conséquences du dérèglement climatique sur l’eau. Les enjeux sont considérables. Il faut maintenant aller plus loin car il aura des conséquences durables sur les politiques locales, sur la gestion des usages. Le projet de Sdage intègre déjà des évolutions à la suite du plan d’adaptation au changement climatique du bassin Loire-Bretagne. Nous devrons finir de le co-construire après la consultation du public.

Finaliser le Sdage 2022-2027

Finaliser notre stratégie pour continuer à avancer vers le bon état eaux du bassin Loire-Bretagne après 2022 sera la première étape, le premier grand chantier pour le nouveau comité de bassin que j’ai l’honneur de présider pour les trois prochaines années.

Le Sdage - schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux - est le document qui la décrit. Il aborde toutes les thématiques : les zones humides, les milieux aquatiques mais aussi la gestion de la ressource en eau. Ce dernier point sera stratégique au regard des effets néfastes du réchauffement climatique.

Le projet de Sdage a fait l'objet d'intenses discussions. Je suis satisfait du résultat au vu de l'avis de l'autorité environnementale. Il nous faudra poursuivre les échanges à la suite de la consultation du public pour l'adopter. Il s’appliquera ensuite de 2022 à 2027.

Thierry Burlot, élu président du comité de bassin le 4 février 2021

Vidéo - Thierry Burlot, élu président du comité de bassin le 4 février 2021

février 2021

© Agence de l'eau Loire-Bretagne

L’élection du comité de bassin a eu lieu ce matin à Orléans et j'ai eu le plaisir d'être reconduit dans mes fonctions de président de ce Parlement de l'eau pour Loire-Bretagne.

Et je voudrais...

  • Très sincèrement remercier tous mes collègues pour la confiance accordée. Mes premiers mots sont pour le préfet Pierre Pouëssel qui a beaucoup contribué au soutien du comité de bassin.
  • Dire à tous mes anciens collègues, merci de leur contribution dans les travaux du Sdage, aux nouveaux collègues évidemment la bienvenue.

Les enjeux auxquels nous devons faire face sont considérables. On connaît aujourd'hui les questions du réchauffement climatique. On connaît aujourd'hui l'état des masses d'eau en Bretagne.

Le travail est considérable et il va donc falloir concilier, réconcilier les acteurs autour de ce sujet. Et, il faut que «  agriculteurs, industriels, associations de protection de l'environnement,  élus locaux » soient capables de construire un débat serein, apaisé, pour une vraie ambition autour de ce bien commun qu'est l'eau. C'est l'objet de ce Parlement.

Vous savez, on a chacun nos différences, chacun nos appréciations. L'essentiel, c'est de sortir par le haut de cette situation et de faire en sorte que l'eau, qui est un élément vital, un élément essentiel à la vie mais aussi à l'aménagement de nos territoires, au développement économique dans le territoire...que l'eau soit un symbole finalement de la reconquête des transitions.

Et, au moment où on parle beaucoup de transition environnementale, d'Accord de Paris et de la nécessité de faire autrement, l'eau peut être finalement un très bon thermomètre de notre développement, et moi, je souhaite qu'on soit tous conscients que sans eau on n'y arrivera pas.

Et je veux aussi dire qu'on a besoin de tout le monde ! Ce n'est pas les uns contre les autres, mais les uns avec les autres. C'est ensemble qu'on va "territorialiser" l'action publique dans les territoires à travers les outils de planification que sont les Sage et j'en appelle à la responsabilité de chacun, à la mobilisation de chacun. Je suis certain qu'ensemble, nous allons réussir.

 

Concilier réconcilier les acteurs autour de l’eau

L'eau est un beau sujet mais qui peut être très compliqué et il est important de nous rassembler pour construire une politique publique pour le bassin Loire-Bretagne. Au sein du comité de bassin, tous les représentants peuvent exprimer leurs différences. C'est cette différence qui fait la richesse des débats. Il nous faudra travailler les uns avec les autres et non pas les uns contre les autres. Mon rôle est d’écouter pour trouver les justes compromis et garder une cohérence dans nos choix.

Aider à prendre conscience des enjeux

Ma responsabilité est aussi d'aider les nouveaux élus à prendre conscience des enjeux pour qu'ils exercent pleinement leur rôle dans ce comité de bassin renouvelé.

La participation est au cœur de ce comité de bassin, un dispositif exceptionnel inventé en 1964 par les législateurs. Co-construire ensemble une politique, c'est ce qu'on appelle la démocratie participative et le mandat des membres du comité pour les six prochaines années.

La  cohérence hydrographique des bassins versants, la solidarité entre les territoires et le principe « l'eau paie l'eau » font aussi partie des fondements du comité de bassin. L'agence de l'eau, le seul outil de péréquation en matière de solidarité amont-aval comme urbain-rural, prépare ses travaux et s'investira dans la formation des nouveaux membres.

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